Mon top 50 : Le mur de la prison d’en face


Le mur de la prison d’en face par Yves Duteil
(Yves Duteil)


Yves Duteil a pris ce choix de la sérénité pour son texte et sa musique : puisqu’on est du bon côté, alors inutile de crier ! Il nous transmet facilement l’ambiance de sa vision avec ce mur de la prison de la Santé, boulevard Arago à Paris. On y est et comme lui, on est heureux d’être du bon côté, de celui des autos qui passent. La principale idée de l’auteur est de se rassurer d’être du bon côté, pensant à ce que doit être cet autre côté. Il pense à ceux qui y habitent, forcés, et à ce qu’ils imaginent de l’autre côté, ce fameux bon côté, où le narrateur est.  Et puis, il imagine enfin ce qu’aurait pu être cette prison si elle n’avait pas été telle. L’idée du cœur serré est que l’auteur se dit qu’il s’en faut d’un rien pour être du mauvais côté  et son cœur se serre… de peur.

Trois  couplets se succèdent avec progression, agrémentés d’instruments nostalgiques comme l’accordéon, avant de revenir à un quatrième couplet plus léger, déclinaison du premier, pour conclure.

Yves Duteil est, selon moi, le dentellier de la chanson française : tout avec lui est ciselé, précis, sans précipitation avec une efficacité redoutable, que ce soit ses textes ou ses musiques.


Article écrit le 28 mai 2017
Auteur : Thierry BRAYER, Écrivain, Coach en écriture



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