Mes conseils pour bien écrire


Bien écrire en français ?

Ce qu’il faut faire, ou ne pas faire : quelques exemples tirés de la formation de Thierry BRAYER, coach en écriture : « MIEUX ÉCRIRE – orthographe, grammaire, conjugaison » :

  • La ponctuation : en effet, elle n’est pas un gadget et demeure une preuve d’un certain effort dans la volonté de voir son texte bien compris par son lecteur. Et il n’y a pas que « . , : ! ? ». Il existe aussi le tiret, le crochet, et le point-virgule dont l’utilisation semble un grand mystère pour nombre de Français !
  • Les abréviations : non ! « Mr » n’est pas celle de « Monsieur » mais de « Mister », même si « Mr Bricolage » tente de nous prouver le contraire par la faute qu’il commet dans son nom en utilisant l’un au lieu de l’autre. Les abréviations ne s’inventent pas, et faute de pouvoir les connaître toutes, on peut se renseigner auprès d’un bon dictionnaire.
  • Les majuscules : il faut les accentuer sinon le PALAIS DES CONGRES devient un restaurant japonais au lieu d’un centre de réception ! Les accents nous servent à différencier les homographes en majuscules, alors, pourquoi les mettre au rebut ? Ah, parce que notre instituteur ne nous l’a pas appris ? En êtes-vous bien sûr ou ce jour-là, ne papotiez-vous pas avec votre voisin de derrière, hummm ? Une autre excuse est de dire que les Majuscules accentuées ne sont pas sur le clavier ; certes, mais l’accessoire « table de caractères » pallie ce problème ainsi que les codes ASCII : essayez donc de taper ALT + 0192, cela vous donnera À immédiatement !
  • Les jours de la semaine : ce sont des noms communs qui s’accordent en nombre et qui ne prennent pas de majuscules : les lundis, les mardis… Attention toutefois à ne pas les accorder sans réfléchir : « tous les lundi et mardi de la semaine » (car un seul lundi et un seul mardi dans la même semaine) MAIS « tous les lundis et les mardis du mois » (car plusieurs lundis et plusieurs mardis dans le même mois). En revanche, « tous les mardis matin », car un seul matin par mardi !
  • Le H muet aspiré : Ah ! Si l’on pouvait ne plus dire les « z’aricots » sauf dans l’expression figée « La fin des z’aricots » !
  • À : Ah ! Si l’on pouvait ne plus dire « la voiture à papa » mais « la voiture de papa », pour les notions d’appartenance, sauf dans les expressions figées « La tête à Toto et le fils à Papa » !
  • Le t euphonique : il est mis pour éviter le hiatus et est entouré de « – » comme dans « y a-t-il », contrairement au t élidé qui est un pronom entouré d’une espace et d’une apostrophe comme dans « va t’en ». (oui, « espace » en typographie est de genre féminin !)
  • Euro : non seulement on fait la liaison avec le déterminant, mais on l’accorde en nombre : cent euros se lit « centeuros » et non pas « cenzeuros ».
  • Les mots étrangers : quand ils sont employés comme des mots français, on les accorde « à la française » ! Heureusement, car sinon il faudrait apprendre toutes les grammaires des mots empruntés ! Donc, « un scénario » devient au pluriel « des scénarios » et non pas « des scénarii », et « des raviolis » devient au singulier « un ravioli » et non pas « un raviolo » !
  • Les nationalités et les habitants : quand les mots d’appartenance à un lieu sont des adjectifs, pas de majuscule, sinon, oui ! « Une Française » mais « une femme française ».
  • On : ce pronom pourtant impersonnel a tendance à devenir de plus en plus personnel et à remplacer « nous » : « on est allés hier soir au concert » où « on » vaut pour « nous ». Dans ce cas-là, on accorde le verbe aller.
  • Etc. : qui d’ailleurs ne s’écrit pas « Etc… » car il signifierait « ainsi de suite ainsi de suite » : ce serait un pléonasme !


Article écrit le 6 janvier 2015
Auteur : Thierry BRAYER, Écrivain, Coach en écriture



2 commentaires
  1. Merci pour « la fin des haricots », avec le h aspiré. Personnellement je ne fais jamais la liaison « mal-t’à-propos », mais il est permis (et non « on peut ! ») le faire exprès ! En revanche je fais souvent la faute pour « etc. » Et quant à « la tête à Toto », il s’agit d’une « expression familière » (dixit les logiciels de correction): « C’est ma voiture à moi ! Na ! »
    L’emploi de « on » ? Il faut différencier le langage parlé du langage écrit. Mais, dans le cadre d’un roman, faut-il retranscrire une phrase « parlée » ou écrire les dialogues en langage correct? Cela dépend du contexte, du personnage que l’on veut faire parler… Lire et relire Frédéric Dard !

  2. En fait, tout est une question de contexte ! « On est bien arrivés » me semble plus oral qu’écrit. Malgré tout, dans un dialogue, il sera correct de l’écrire ainsi, avec un S, « on » valant « nous ». En narration, c’est une histoire de registre : « nous » est plus littéraire, « on » est plus populaire. Bref : au choix; mais sans mélanger !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *