Les fautes de français dans les chansons


Merci à Serge Llado pour m’avoir autorisé à reproduire cet article assez fumeux !

Je le cite :

Serge LLadoUn petit passage de l’émission « Envoyé Spécial » du 22 janvier (2009) m’a fait dresser l’oreille. Il s’agissait en l’occurrence d’un dossier consacré au soutien scolaire. Écoutons-le ensemble :

Ce qui prouve que même les enquêteurs d’envoyé spécial auraient besoin d’une petite remise à niveau grammaticale, vous ne trouvez pas ?

Ça m’a donné l’idée d’apporter ma contribution au « soutien scolaire » – de façon ludique et musicale – qui s’adresse autant à vous qu’à nos auditeurs : saurez-vous détecter les fautes de français dans les paroles des chansons qui vont suivre?

Qu’il s’agisse d’une distraction de l’auteur ou d’une légère erreur dans l’interprétation, elles ne sont pas forcément détectables à première écoute.

01. Tout d’abord les fautes de genre (masculin au lieu de féminin et vice-versa) :

Renaud : « Il y a un espèce de chien… » (le mot espèce est féminin)
Louis Chédid : …largués sur un autoroute… (le mot autoroute est féminin)
Yves Duteil : Juste une effluve de fanfare… (le mot effluve est masculin)

02. Erreurs de conjugaison (subjonctif inapproprié) ou d’adjectifs relatifs :

Sylvie Vartan : « J’ai bien peur que je t’aime » (au lieu de « J’en ai bien peur : je t’aime »)
Françoise Hardy : « C’est à l’amour auquel je pense » (au lieu de « C’est à l’amour que je pense »)
William Sheller : « Quel que soit le temps que ça prenne » (au lieu de « Quel que soit le temps que ça prend » – ou « prendra »)
Georges Brassens : « C’est à seule fin que son partenaire se croit un amant extraordinaire »
au lieu de « C’est à seule fin que son partenaire se croie un amant extraordinaire »

03. Autres erreurs chez les « grands maîtres » :

Trénet : « La Madelon des années seize » (il n’y a eu qu’une seule année 16)
Trénet : « ignorant le nom de l’auteur, sans savoir pour qui battait leur cœur » (au lieu de « pour qui battait son cœur »)
Brassens : « La première fille qu’on a pris dans ses bras » (au lieu de « la première fille qu’on a prise dans ses bras »)

04. Et enfin, les pataquès (ou « liaisons mal t’à propos »):

Eddy Mitchell : « Reprener avec moi tous en chœur… »
BabX : « Un jour je serai z’une icône »
Angèle Lombard : « J’étais venue z’en Avignon »
Del Dongo : « J’ai garder au fond de moi un p’tit goût amer de toi… » (no comment)

© SERGE LLADO


Article écrit le 26 mars 2015
Auteur : Thierry BRAYER, Écrivain, Coach en écriture



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