Faites confiance à l'autoédition !


Faites confiance à l'autoédition ! Thiery BrayerPourquoi il ne faut pas signer un contrat avec un éditeur à compte d’auteur qui-vous-signe-sans-vous-avoir-lu, ni avec un éditeur  style c-est-gratuit-mais-je-ne-toucherai-pas-un-sou et ni avec un tout petit éditeur sans-compétence-et-sans-réseau, et pourquoi donc il vaut mieux avoir recours à l’autoédition :

Mon expérience de l’autoédition, dans le désordre :

  • Vous restez maître des droits de diffusion : si plus tard, un « vrai » éditeur vous contacte, ayant vu votre ouvrage « en vrai », vous pourrez alors signer sans interdiction d’un contrat précédent qui ne vous a rien apporté. Dans les autres formules, vous êtes toujours l’auteur de votre œuvre, mais finalement, vous ne la possédez pas tant que le contrat n’est pas rompu. Avec un vrai éditeur aussi, sauf que c’est un vrai éditeur !!!
  • Vous gagnez 100 % sur vos ventes moins les frais d’impressions, et vos impôts, le cas échéant (bien sûr, on peut être autoéditeur dans un cadre tout à fait légal). Les droits d’auteurs sont une chose, mais les royalties/la rémunération en sont une autre, plutôt importante. Un certain éditeur bien connu ne vous paiera qu’à partir de 100 exemplaires vendus, et combien encore vous donnera-t-il ? Mon premier roman m’a coûté à l’impression 4 € pour 200 exemplaires = 800 € et j’en ai vendu le premier mois grâce à internet 120 exemplaires à 20 € = 2400 € ! Vous voyez que le métier d’écrivain peut payer !!!
  • Vous gérez la correction, la mise en page, la couverture : j’ai eu dans mes mains des ouvrages de ces comptes d’auteur ou assimilé qui étaient de vrais torchons syntaxiques, orthographiques… Même la mise en page n’en était pas une ! Des correcteurs humains dignes de ce nom, il en existe ! Et même avant, il y a Antidote qui va dégrossir le travail, si Word est un peu fainéant : un coach en écriture peut vous aider ou réaliser à faire cela.
  • Avez-vous pensé à créer un comité de lecture pour votre ouvrage ? Les éditeurs dont on parle n’en ont (quasiment) pas besoin puisqu’il accepte tout ! VOTRE comité de lecture vous permettra de vous situer, de modifier ou pas l’intrigue, le jeu des personnages, votre style… Moi, c’est SYS-TÉ-MA-TIQUE !
  • Sachez aussi que si vous faites appel à un coach en écriture (comme moi ou d’autres, sans doute), son coût peut être pris en charge dans le cadre du DIF/CPF à 100 % ! Pas mal non pour aller jusqu’au bout ou pour démarrer.
  • Oui, vous assumez la publicité de façon réelle et cela n’est pas facile. Vous êtes sûr ? Allez, créez votre site pour le vendre, version papier et/ou numérique, et animez votre page FB : vous débrouillerez mieux qu’un site marchand avec une vitrine qui finalement n’a pas une très bonne réputation auprès des lecteurs habitués des librairies et centres commerciaux. Si ça ne marche pas, vous êtes le seul fautif, et vous pouvez corriger le tir, alors qu’avec qui vous savez… Démarchez les bibliothèques, les libraires, pour faire des dédicaces. Le meilleur commercial pour votre livre, c’est vous, car vous l’avez réellement lu ! Je pense qu’un libraire préférera un livre sans éditeur qu’un livre avec un éditeur comme ceux dont on parle.
  • Votre livre est un vrai livre ! ISBN, dépôt légal, déclaration si livre pour la jeunesse, DILICOM, vente dans TOUTES les librairies physiques : simplement, le libraire ne vous a pas en stock et vous commande. Vous recevez par email ou courrier la demande et vous l’expédiez ! Vous lui paierez une commission, mais en pourcentage, il vous en restera plus de la moitié. Idem pour les librairies virtuelle : FNAC, Amazon… Je me suis même vu sur des sites japonais !
  • Et puis, qui vous oblige à imprimer 1000 exemplaires d’un coup ? Commencez par 50, avec une petite mise de fond et vous verrez bien. Si la demande se fait sentir, vous recommencez ! Et puis, s’il y a une faute à la page 43, alors vous corrigerez votre PDF avant de l’envoyer de nouveau à l’impression.
  • Imprimer, ça coûte cher ? Vendez donc votre livre en souscription à vos amis, votre réseau : pour mon prochain roman, j’ai déjà prévendu 50 exemplaires à 20 €. Finalement, mon imprimeur est déjà payé pour 100 exemplaires et il me restera encore 50 exemplaires à vendre, soit encore 50 x 20 € ! Vous savez écrire, mais savez-vous compter ? Enfin, certains sites qui ressemblent à des éditeurs et qui sont en fait des imprimeurs vous proposent juste d’imprimer votre livre au fur et à mesure des commandes des lecteurs, de le mettre en vente sur leurs sites sans contrat d’édition : un bon compromis à mon avis pour ne pas avoir à avancer d’argent. Donc, ne pas confondre Édilivre et TheBookEdition qui n’ont pas les mêmes objectifs.
  • Comment savoir à qui faire confiance ? Simplement, tapez le nom de votre prochain éditeur (!) sur votre moteur de recherche préféré et associez-le à des mots-clés comme arnaque, problème, escroquerie, avis, conseil, qui a signé un contrat chez… et  ne lisez pas les réponses sur leurs sites, bien évidemment, parce que pour eux, c’est vous le problème ! Et puis, toutes les « maisons d’édition » qui cherchent de nouveaux auteurs NE FONT JAMAIS DE PUB, que ce soit à la radio ou sur google/yahoo/etc., : ces éditeurs-là n’ont qu’à ouvrir leurs boites à lettre… Ce sont les autres qui vous cherchent…

Écrire est un fantasme pour beaucoup ! Être publié, aussi, et c’est un marché qui attire ces éditeurs qui savent où trouver leurs ressources en vous faisant croire que… Alors, hésitez avant de vous engager !

Avec ces éditeurs et les auteurs en mal de publication, c’est comme une histoire d’amour dans laquelle l’un aime beaucoup plus l’autre, et cet autre en profite, lâchement…


Article écrit le 30 avril 2015
Auteur : Thierry BRAYER, Écrivain, Coach en écriture



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