Je vous donne 10€ si vous prenez mon Ebook !


0-euroQui en veut de mon Ebook, à 0,99 € ! Non, à 0,49 € ! Non, gratuit !

Et pourquoi pas donner de l’argent pour être lu ? Les auteurs sont prêts à tout pour avoir de nouveaux lecteurs, pensant à tort que si leur livre est vendu donné en grande quantité sur Amazon, c’est qu’il sera lu : être au top 50 des ventes est l’ultime quête, l’aboutissement d’un long travail… de marketing ! De là à penser que cela va donner de la valeur à l’ouvrage… Je connais un auteur qui culmine au top des ventes (avec un prix quasi nul) avec un ouvrage de qualité très médiocre (quasi nulle aussi !) : style, orthographe, vocabulaire, mise en page, fond…

Ah, auteurs, que je suis triste de vous voir dévaloriser votre travail qui est d’écrire un livre. Auteurs, respectez-vous, ne vous bradez pas ! En aucun cas, un auteur ne vous lira parce que vous lui offrez un ouvrage qu’il n’avait pas choisi de lui-même. Donnez un prix correct qui correspond à ce que vous pensez de vous. Si vous vous bradez à 0 €, c’est que vous pensez que vous ne valez rien ?

Quelqu’un qui se donne, c’est louche !

Ah, un effet pervers à la presque gratuité : elle donne accès facilement à de mauvais/faux lecteurs pour écrire des critiques assassines sur Amazon. C’est un amusement comme un autre mais qui a de graves conséquences sur la suite de la carrière de l’auteur.


Article écrit le 23 décembre 2015
Auteur : Thierry BRAYER, Écrivain, Coach en écriture



8 commentaires
  1. 1- La course effrénée vers les sommets du classement, si elle passe par des astuces de ce type, montre avant tout que l’auteur a non une ambition littéraire dévorante, mais une soif de succès à tout prix, quitte à s’avilir (et moi, un succès artificiel qui s’appuie sur le racolage, ça me donne des aigreurs).

    2- La gratuité n’a pas sa place sur un site marchand. Moins c’est cher moins ça vaut, inutile d’insister dans cette voie. Si on veut être gratuit, il faut aller se poser sur des sites non marchands où, donc, on partage ses textes sans y rechercher le moindre bénéfice. Noter que le racolage lourdingue visant à être le plus lu risque fort d’être perçu comme pénible, d’autant que l’objectif n’est souvent plus d’être au « top » d’un quelconque classement.

    Bref, qui court après la reconnaissance imméritée, dans les deux cas, reste triste cuistre dont on n’a vraiment pas besoin.

    En tout cas, personnellement, je serais presque pour l’abattage de ce genre de nuisibles.

  2. Je suis pour ma part tout à fait contre le fait de vendre son livre à des prix dérisoires. Certes un ebook doit être moins cher qu’un livre papier car pas d’impression, de frais de stock, de diffusion, etc. Mais tout de même, il y a des limites. Le texte reste le texte, et son travail autour. Imaginez le temps qu’on peut passer à travailler sur son oeuvre, cela se compte en centaines d’heures, tout ça pour vendre à 1 euro… Vous connaissez beaucoup d’artisans qui travaillent autant sur un ouvrage et qui le vende presque rien ensuite ? C’est inconcevable pour moi.

  3. C’est un point de vue. Le mien sera gratuit demain toute la journée, mais je ne le ferai pas deux fois. C’est un geste de Noël, une façon de dire aussi que je ne me prends pas pour un grand écrivain. Pourtant, question orthographe, grammaire… je pense que je m’en sors honorablement.
    Et les navets qui culminent au top 100 avec une traîne d’admirateurs/admiratrices longue comme le bras, j’en connais aussi.

  4. oui Thierry, ce que tu dis fait partie d’un manque d’estime personnelle. Un vrai auteur est convaincu de sa fibre, et ne se brade pas. Il attend son heure

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